  Arrivée à la capitale !China danses – avril 2006
Beijing, 4ème étape.
Le vol de la China Airlines de ce 26 avril 2006 en direction de Beijing se fera sans encombre avec tout de même cette façon particulière qu'ont les pilotes chinois de décoller et d'atterrir sur une très courte distance.
L'aéroport de Pékin (Beijing) le « Shoudu Jichang » est situé à 30km du centre ville. Peu d'attente pour sortir de celui-ci (c'est vrai que les contrôles des vols intérieurs son moins stricts). Le choix du taxi se fait ici dans l'ordre et la discipline comme nous l'avons vu nulle part ailleurs. Pas de klaxon ni de bousculade, pas plus de véhicule dans tous les sens, non, de la discipline…. Quelque part, ça fait du bien. Un ilot central protégé de barrière fixe où une file d'attente commence à se former. Des agents de sécurité qui règle la circulation tout en faisant appel aux taxis en retrait et en attente d'un signe de celui-ci. Notre tour arrive, ok, des étrangers ! On nous propose un taxi très classe de marque japonaise vitres teintées, intérieur cuir, climatisation etc…. ohoh, attention à la facture ! et bien non, après avoir pris connaissance de notre destination (le Redwall Hôtel), un régulateur nous indique que la course sera de 100yuans (10€) et nous remet un questionnaire de satisfaction en anglais/chinois que nous déposerons à l'hôtel et s'assure que le chauffeur connaît bien la route à suivre pour nous emmener à bon port, la classe !!!
Le chauffeur restera prudent, courtois et nous déposera devant le Redwall Hôtel sans faire trois fois le tour de la ville, compteur absent et course pré affichée oblige …
Le Redwall Hôtel est situé à 200 mètres de l'angle Nord-est de la cité interdite, un emplacement privilégié compte tenu des heures de marches qui nous attendent pour visiter la ville. |
|   La cité interdite, ou l'histoire d'un marathon...Beijing (la capitale du Nord) mégapole de 14 millions d'habitants devenue ville région, fut le lieu de résidence des empereurs jusqu'en 1911.
Cette cité impériale souhaite profiter de l'organisation des jeux olympiques de 2008 pour devenir capitale moderne. Nous l'avons ressenti plus par l'immense chantier aperçu en périphérie de la ville que par l'attitude des citadins.
Notre arrivée au Redwall Hôtel nous permettra de nous poser quelques minutes le temps que soit enregistré un groupe de français arrivé juste avant nous, pas de chance … nous en profiterons pour blaguer un peu en français pendant que les quelques 40 ou 50 passeports sont contrôlés.
Nous ressortons enfin de l'hôtel via la cité interdite située tout près d'ici. Un porteur en tricycle nous propose la ballade mais 200 mètres à pied, c'est encore dans nos cordes. Nous arrivons par le côté nord de la cité entourée de douves (52 mètres de large) les premiers démarcheurs nous pistent très vite et ne nous lâcheront qu'à l'approche de la porte Shenwu.
Il est déjà 16h et la cité ferme ses portes à 17h, faute au retard à l'embarquement à Xi'an et au retour non prévu un jour plus tôt malgré notre réservation plusieurs mois auparavant.
La visite de la cité se fera au pas de course avec la batterie de ma caméra qui me lâche dès les premiers pas dans ce lieu mythique. Quand on sait qu'il faut normalement 6 heures pour une visite tranquille et intéressante des quelques 800 bâtiments et 9000 pièces que comporte cet édifice de 960 mètres de long sur 750 mètres de large entouré d'un mur de 10 mètres de haut, construite de 1406 à 1420 sur 74 hectares où se succèdent jardins, palais et places d'armes pouvant accueillir un million de personnes chacune, il est évidant que nous resterons sur notre fin. Ce n'est plus une visite, c'est du marathon !!!
L'ensemble quoique grandiose nous interpelle et ne manque pas de nous étonner car les restaurateurs sont visiblement passés par là en respectant les règles de l'art bien sûr mais sans que nos connaissances en la matière puissent faire de distinction entre l'ancien et le récent. Nous sommes également très surpris par l'état poussiéreux des toits, des sculptures et balustrades en marbre blanc qui pour le coup nous apparaissent plutôt jaune sable.
Notre coupure du monde au niveau infos journaux et télé nous aura occulté que, pendant notre étape de Shanghai, une tempête de sable venant du désert de Gobi s'était abattue sur la ville.
Je m'imaginais utilisant l'eau des douves qui entourent la cité pour passer le karcher le matin de bonne heure avant l'ouverture des portes. Du délire vu l'immensité de la tache à accomplir …. Mais pourquoi pas ? Voilà un créneau intéressant à exploiter …
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|  Place Tian an men, tout un symbole | La sortie de la cité par la porte du sud nous ouvre grand la vue sur la place Tian an men séparée par l'avenue Chang'an et ses 2 fois 6 voies pour 80 mètres de large ….
Pour accéder à la place Tian an men, on prend un passage souterrain où factionnent des soldats en tenue qui ne prêtent aucune attention aux médians déculottés pour attirer les regards sur leurs cicatrices mal placées. Encore une de ces incompréhensions qui nous auront étonnées tout au long de notre voyage.
A la sortie du tunnel, véritable usine à courant d'air, on découvre l'immensité de cette place avec ses 40 hectares, ses pylônes ornés de caméras, son mausolée de Mao et ses deux énormes bâtiments de style soviétique de chaque côté qui abritent l'assemblée du peuple et le musée d'histoire et de la révolution.
L'ensemble en réalité, malgré la grandeur et l'immensité est tout à fait homogène, avec des proportions toutes naturelles. Une maquette à l'échelle du pays !
Un petit vent se lève en même temps que le soleil se couche, ce qui rajoutera un côté « on est peu de chose ».
Avant de reprendre le même tunnel pour passer côté cité interdite, une dernière photo de ce lieu tant chargé d'histoire et un dernier souvenir (bloc de cartes postales) acheté l'équivalent de 0,20€ pourtant affiché 1€ à l'arrivée. C'est le sport national !
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|  LA Grande Muraille !! | Notre retour vers l'hôtel passera par un jardin dans un parc entre la rue Beichizi et la rue Beiheyan, accompagné par un chinois curieux de la France et surtout rabatteur d'un membre de sa famille qui tient une boutique d'estampes chinoises non loin de là et qui nous y invite. Nous le suivrons temps que nous saurons sur notre route et « bye bye » quand la situation sera plus incertaine. Et oui, touriste mais pas pigeon !
Notre dîner au Redwall hôtel se fera en tête à tête car à 20h, il y a belle lurette que les chinois ont mangé. Des plats typiques mais sans canard laqué agrémenteront notre repas et fourbu, nous regagnerons notre chambre avec vu sur un mur… peu importe, ce sera tout de même la seule chambre d'hôtel où nous dormirons à point fermés.
Notre envie de visiter la muraille de Chine et surtout notre soucis de s'y rendre nous a amené à demander à l'accueil les diverses possibilités de transport. L'heureuse surprise viendra d'une proposition d'un forfait de 32€ pour deux avec guide et chauffeur de 9h à 17h pour visiter le site de Badalin à 80km de Beijing, un tombeau Ming, une usine de cloisonnés, une autre de jade avec déjeuner au restaurant jouxtant cette usine musée et sur la route du retour, une maison du thé. Et tout ça sans débourser un seul yuan de plus. Je sais, personne ne nous croit depuis notre retour mais il n'y a pas plus vrai que ça.
Le site de Badalin se trouve au terminus d'une route à péage, un parking, des boutiques, des restaurants et un petit village d'artisans agrémentent la partie basse du tronçon le plus visité de Chine. Notre chance sera d'avoir du beau temps, peu de touristes et du temps pour flâner et monter à notre vitesse pour admirer cette portion de muraille la plus restaurée.
Ne connaissant pas encore les autres portions comme celles de Mutianyu et Simatai, je resterai sur cette première impression de grandeur et de travaux colossaux qu'a engendré sa construction dans des temps où les bras remplacés les machines.
Les anecdotes du jour seront cette rencontre avec un groupe de bavarois jouant et chantant des airs bien connus d'outre Rhin… les rabatteurs avec gilet de sécurité au beau milieu de la route nationale pour le compte d'un restaurant que notre chauffeur évitera parfois de justesse, alors que je les prenais pour des ouvriers routiers signalant une déviation … notre guide « ketty » qui se mettra en quatre pour nous faire comprendre son dur métier de guide anglophone avec des français comme nous et notre invitation dans un salon particulier d'une maison du thé pour nous venter les vertus de différents thé avec démonstration de « pipi boy » à la clé qui, plongé dans de l'eau chaude fera ressortir du liquide au point d'asperger nos lunettes à plus de deux mètres…. par l'orifice que l'on peut imaginer.
Nous finirons la soirée par une balade dans la rue commerçante de la capitale, la célèbre Wangfujing avec ses grands magasins ornés d'enseignes ventant la plupart du temps des marques étrangères. Les ruelles jouxtant cette rue piétonne nous plongeront dans le vieux Pékin et avec un peu d'imagination nous reviendrons quelques décennies en arrière en parcourant sans s'arrêter les échoppes de 2 mètres sur 3, les étalages croulant sous le point de babioles purement « made in China ». Du typique, du vrai ou du touristique, peu importe, nous sommes ici et c'est notre dernière soirée sur la terre de l'empire du milieu.
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|   Le temps du départ...Notre retour à l'hôtel sera plus long que prévu car au lieu de tourner au bout à gauche, on a été tout droit et la nuit aucun des réverbères ne se couchent à l'ouest…
Ce contre temps nous aura permis de demander notre route en un chino-anglo-franco-charabia des plus cocasse, mais également de voir combien d'autochtones ne savent pas lire malgré notre carte du Redwall Hôtel écrit en chinois… l'explication verbale oui mais le refus et la gène à la simple présentation de notre carte était sans équivoque.
8 heures du matin, ce 28 avril 2006, nous déposons nos bagages dans le coffre de la limousine noire de la veille, même caisse, même chauffeur mais sans Ketty que nous retrouverons tout de même à l'aéroport au chevet d'un groupe d'australien, les aidants à remplir les formulaires d'obligations douanières. La course vers l'aéroport sera la même qu'à l'aller, « how many yuans to go to the Redwall Hostel ? », “ 100 yuans, why”, “It's ok”. Bon alors si c'est comme ça que ça marche, pourquoi pas! Ni compteur, ni ticket, à la tête du client…
13h35 nous quittons le sol chinois via Munich en passant par-dessus le désert de Gobi, la Sibérie, la Finlande et l'Europe est sous nos pieds 11 heures plus tard sans avoir vu le soleil se coucher (on remonte le temps) arrivée à Bordeaux à 21h30 le même jour heure locale avec une partie de nous qui est certainement restée là bas, de l'autre côté de la planète, là où les gens sourient tout le temps, crient parfois, klaxonnent toujours et ne dorment jamais …
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