Sur les flancs des montagnes environnantes (en hauteur et difficile d'y accéder) nous apercevons des maisons d'où s'échappent des petits volutes de fumée. Les habitants sont des paysans qui cultivent maïs et autres...
  Yunnan, magie et pauvreté...Le Yunnan fait partie des plus belles provinces de Chine, sinon LA plus belle. Mais comme je l'ai déjà dit pour le Guizhou, ce qui est magnifique est souvent pauvre. Les routes ne sont pas assez développées et cela se répercute sur le développement local. Ainsi, la province du Yunnan n'échappe pas à cela. Nous apprenons que cette partie du Yunnan a beaucoup de mal à se développer. Le climat souvent capricieux emporte ponts et routes assez fréquemment. Il n'est pas rare que la route qui mène à Bingzhongluo soit fermée un mois ou deux selon le niveau de destruction des ponts ou routes. Et nous avons pu voir les dégâts que provoquent les pluies dans la région. Les habitants de la région ont l'habitude et n'hésitent pas à faire des provisions en période de fortes pluies. Ainsi, il existe une navette qui fait les aller-retour entre Liuku et Bingzhongluo, remplie de nourriture et de divers matériels. Sur la route, nous avons pu voir des ponts complètement effondrés et en reconstruction. Sur les flancs des montagnes environnantes (en hauteur et difficile d'y accéder) nous apercevons des maisons d'où s'échappent des petits volutes de fumée. Les habitants sont des paysans qui cultivent maïs et autres. Ces personnes descendent une fois voire deux par an à Bingzhongluo pour y vendre le surplus de leur récolte. Ils reçoivent ainsi quelques yuan en échange qui leurs permettront d'acheter du matériel pour la maison. Mais vivre de la récolte est de plus en plus difficile dans la région. Les enfants ne mangent pas forcément à leur faim tous les jours. Le gouvernement fait son maximum pour aider et développer cette région mais c'est vrai qu'il est confronté à des problèmes difficiles à résoudre: climat, relief.
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|  Aller au Tibet | De retour à Bingzhongluo, nous nous renseignons comme faire pour aller au Tibet (à seulement 50 kms). Et ici, les moyens de transports ne sont pas nombreux. Il existe un camion de marchandise quasi quotidien (selon la météo) qui emprunte une route très périlleuse creusée dans la roche à environ 100m au dessus du fameux Nujiang. Nous rencontrons le chauffeur du camion qui va nous transporter le lendemain matin aux aurores vers le Tibet. Pour 50 yuan/personne, il propose l'aller-retour. Affaire conclue, il est temps d'aller manger et de prendre une bonne nuit de repos car la route sera longue et difficile pour se rendre au Tibet. Le soir, le silence est roi. En pleine montagne, la température chute rapidement le soir et il est conseillé de bien se couvrir. La nuit tombée, nous voilà à parcourir la rue principale à la recherche d'un endroit où nous pourrions manger quelques délices régionaux. Les odeurs de brochettes nous attirent vers un stand de brochettes installé à l'entrée d'une maison et situé à côté d'un "bar". Une vieille dame a installé un caisson en fer avec quelques morceaux de charbons. Et là, elle installe au dessus des braises toutes sortes de délices : porc, ciboule, pate de poulet, concombre, champignons..... A vous de choisir et de vous régaler ! Quelques instants après, je veux aller faire un petit tour au bar d'à côté. Quelques marches d'escaliers descendent dans une salle faisant environ 20 m² et où déjà trois personnes complètement saoulent sont effondrées par terre. Un vieux poste est installé sur une table faisant office de DJ. Des caisses de bières sont disposées en vrac sur le sol. Je suis immédiatement pris d'assaut par une fille (assez jeune) qui m'invite à boire et à m'amuser..... Je presse immédiatement le pas vers la sortie. Me voilà de retour aux brochettes. Il fait bon manger quelques brochettes. Rassasié, il est enfin temps d'aller dormir. Le lendemain matin, nous allons prendre un grand bol de nouilles avant de partir car la route sera longue... |
|  On arrive quand ? | Notre moyen de transport est en fait un camion de marchandises. Il relie Bingzhongluo à une ville du Tibet située à l'autre bout de cette route. Il passe par une route creusée à même la roche par les habitants du Yunnan du côté province Yunnan, et par les Tibétains du côté Tibétain. Autant le dire tout de suite, la route est vraiment très mauvaise. On passe de la boue aux pierres en passant par des trous énormes sur la route. Quand on mélange boue + trous, cela donne.....mal au dos. Le camion passe les premiers kilomètres sans trop de problèmes car cette portion de route est assez souvent empruntée. Mais le reste est digne du Paris-Dakar. A l'arrière, la camion est chargé de briques, farine, viande....qu'il livrera durant tout son long trajet de 50km. Nous passons devant Wuli puis sur le pont qui traverse le Nujiang. Et c'est à ce moment-là que l'aventure commence. Les routes sont complètement défoncées et souvent boueuses. On s'arrête parfois pour laisser descendre des habitants de la région qui avaient pris place à l'arrière pour se faire transporter jusqu'à leur habitation. On fait monter aussi des femmes, hommes ou enfants arrêtés au bord de la route. Souvent, on peut voir des personnes équipées d'arcs et de carquois. Les gens vivent encore de cueillette et de chasse qui leur permet de compléter les repas avec la nourriture achetée au village. De temps en temps, nous nous arrêtons faire une pause bien méritée et prendre quelques photos de cet endroit tout de même magique malgré les difficultés du trajet. On peut apercevoir des cascades aux sommets des montagnes nous entourant. Nous passons en fait entre les montagnes où au milieu coule le turbulent Nujiang. Traversant différents villages, j'ai pu me rendre compte encore un peu plus de la pauvreté de cette région et du peu de moyens que possèdent les habitants de cette région. Certaines routes, presque impraticables rajoutent encore un peu plus de difficultés aux habitants de pouvoir avoir l'électricité un jour dans leurs maisons. Nous croisons à deux reprises un autre camion revenant du Tibet et les sensations étaient très fortes lorsque vous devez tout faire pour faire se croiser deux camions sur une route prévue pour un seul camion.... Il faut donc prendre beaucoup de risques et avoir une roue dans le vide. Impossible de faire marche arrière. Traversant plusieurs petits villages, et au bout de 30km environ, nous arrivons à Longpu,un village gris et peu attirant. Nous faisons une petite halte et croisons un chasseur muni d'une carabine revendant des peaux de singes. Nous ne descendons pas à Longpu (situé en contre-bas) pour le moment car nous ne sommes pas encore arrivés. Nous repartons et environ une heure après, nous touchons au but: Zhaen. Paradis sur terre. |
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